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Crises d’angoisse : que faire ? Symptômes, causes et solutions efficaces

  • Photo du rédacteur: Sandra BOIS
    Sandra BOIS
  • il y a 5 jours
  • 16 min de lecture

Par Sandra Bois, hypnothérapeute et sophrologue à Issy-les-Moulineaux, spécialisée dans l’anxiété et les crises d’angoisse


Comment calmer une crise d’angoisse grâce à l'hypnose - Sandra Bois Hypnothérapeute à Issy les Moulineaux (92130)
La crise d'angoisse ne prévient pas : elle peut surgir n'importe où, sans raison apparente

Votre cœur s’emballe sans raison, votre respiration s’accélère et soudain, une vague de peur intense vous envahit, comme si vous alliez perdre le contrôle ou mourir.

Votre seule envie à ce moment-là est de fuir pour que ça cesse.


Si vous avez déjà vécu une crise d’angoisse, vous connaissez cette sensation brutale, parfois terrifiante, de ne plus maîtriser votre corps jusqu'à même avoir peur de devenir fou.

Mais souvent, le plus difficile vient après avec cette pensée automatique : "Et si ça recommence ?"

C'est précisément cette peur qui devient le vrai problème. Votre cerveau se met alors en alerte permanente, scrutant chaque sensation, chaque situation dans un seul but : assurer votre survie.


Dans cet article, nous allons démêler ce qui se passe réellement lors d'une crise d'angoisse, d'un point de vue physiologique, psychologique et pratique.

Vous y trouverez des explications claires, des données scientifiques, et des outils concrets pour agir en cas de crise d'attaque panique.


Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ?


Une crise d'angoisse ou attaque de panique est une activation brutale du système nerveux autonome.

En quelques secondes, votre corps bascule en mode alerte maximale, comme si votre vie était en danger immédiat. Sauf qu'il n'y a aucun danger réel devant vous. C'est précisément ce qui la rend si déstabilisante : votre corps réagit de manière parfaitement cohérente à une menace qui n'existe pas.

Selon le DSM-5 (American Psychiatric Association), une attaque de panique atteint son intensité maximale en moins de dix minutes et s'accompagne d'au moins quatre symptômes caractéristiques.

Elle peut survenir de façon attendue dans une situation identifiée comme déclenchante ou de façon complètement inattendue, sans déclencheur apparent.


Côté chiffres, le phénomène est bien plus courant qu'on ne le croit.

Environ 11 % de la population vit une attaque de panique chaque année selon le Manuel MSD, et plus d'une personne sur quatre en fera au moins une au cours de sa vie.


Entre 1 et 3 % des Français développeront un trouble panique à un moment donné selon ameli.fr, mais la grande majorité, près de 80 %, ne développent aucun trouble chronique après une première crise.


Souvenez vous qu'une crise d'attaque panique, même violente, n'est ni irréversible ni identitaire.


Crise d'angoisse ou trouble panique : quelle différence ?


Il est utile de distinguer les deux notions, car elles n'appellent pas la même réponse.


Une crise d'angoisse isolée est un épisode ponctuel.

Elle peut survenir lors d'un stress intense, en période de fatigue extrême, ou sans déclencheur identifiable. Elle est inconfortable, parfois effrayante, mais elle passe et ne laisse pas nécessairement de traces durables.


Le trouble panique, lui, se définit par la combinaison de deux éléments : des crises répétées et une peur persistante d'en revivre une, pendant au moins un mois.

Ce n'est pas la crise en elle-même qui crée le trouble mais plus la peur qu'elle revienne.

Et c'est cette distinction qui change tout dans l'approche thérapeutique.


Les symptômes d'une crise d'angoisse


Les symptômes d'une attaque de panique peuvent être si intenses qu'ils conduisent régulièrement aux urgences. Les personnes pensent souvent faire une crise cardiaque ou un AVC.

C'est une réaction parfaitement compréhensible, parce que les manifestations physiques sont réelles, soudaines, et très vives


Symptômes physiques

Les palpitations et la tachycardie sont généralement les premiers signaux ressentis

Le cœur s'emballe de façon soudaine et perceptible. Suivent souvent une oppression thoracique, une sensation d'étau dans la poitrine, un essoufflement ou une sensation d'étouffement.

Des vertiges, des tremblements et des sueurs peuvent accompagner l'épisode.


Symptômes neurologiques et sensoriels

Des fourmillements dans les mains, les pieds ou autour de la bouche apparaissent fréquemment. Certaines personnes vivent des états de déréalisation avec l'impression que le monde est irréel, ou de dépersonnalisation, ce sentiment étrange d'être détaché de son propre corps.


Symptômes psychiques

La peur de mourir, la peur de "devenir fou", l'impression que quelque chose de catastrophique est sur le point d'arriver : ces pensées surgissent et alimentent l'intensité de la crise.

Elles sont la conséquence de l'alarme déclenchée dans le cerveau, pas le signe d'une pathologie grave.

Selon le DSM-5, au moins quatre de ces symptômes doivent apparaître brutalement et atteindre un pic en moins de dix minutes pour parler d'attaque de panique caractérisée.


Le point fondamental à retenir :

Ces symptômes sont réels, parfois très douloureux à vivre, mais ils ne sont pas dangereux

Si vous ressentez pour la toute première fois des douleurs thoraciques intenses ou un malaise important, consultez un médecin pour écarter toute cause organique. L'avis médical prime toujours.

Crise d'angoisse sans raison : ce que dit la science

"Je ne comprends pas pourquoi car je n'avais aucune raison d'angoisser"

C'est l'une des phrases les plus fréquentes chez les personnes qui consultent après une première crise.

Elle traduit un sentiment de confusion profond : comment mon corps peut-il réagir aussi violemment alors que tout allait bien ?

En réalité, une crise d'angoisse n'arrive jamais sans raison, elle dépend d'un contexte. Mais la cause n'est pas toujours consciente, immédiatement visible, ou proportionnelle à l'intensité de la réaction.


Le rôle de l'amygdale


Le mécanisme central implique l'amygdale qui agit comme le détecteur de menace du cerveau. Son rôle est de filtrer en permanence les informations sensorielles et de déclencher l'alarme d'urgence si quelque chose ressemble à un danger.

Le neurobiologiste Joseph LeDoux a montré en 1996 que l'amygdale peut activer une réponse de peur en quelques millisecondes, bien avant que le cortex préfrontal (cerveau rationnel) ait eu le temps d'analyser la situation.


L'amygdale ne distingue pas toujours le danger réel du danger perçu. Elle peut associer un ascenseur, une rame de métro bondée, ou le simple fait de se retrouver dans un restaurant animé à une menace parce qu'un souvenir, même partiellement conscient, a créé cette association.


Et c'est pour ca que quand elle s'emballe, elle déclenche la cascade d'adrénaline avant que vous n'ayez pu raisonner de manière pragmatique.

Un peu comme une sorte de bug dans votre cerveau qui déclenche en permanence un signal d'alarme pour crier au feu

Les facteurs déclenchants les plus fréquents


Plusieurs facteurs fragilisent le système nerveux et abaissent son seuil de tolérance au point qu'un déclencheur mineur suffit à provoquer une crise :


  • Le stress chronique accumulé est le plus fréquent. Le système nerveux fonctionne depuis longtemps à un niveau d'activation élevé. La crise n'est pas la cause du problème, elle en est le symptôme.

  • La fatigue nerveuse joue un rôle majeur. Le manque de sommeil, une alimentation irrégulière, un état d'épuisement général abaissent la capacité du système nerveux à réguler ses propres réactions.

  • Les émotions longtemps contenues comme la colère, la tristesse, l'anxiété non exprimées créent une pression interne que le corps finit par libérer autrement. Une crise d'angoisse peut être, dans ce sens, une forme de décompression involontaire.

  • L'hypervigilance chronique, souvent liée à l'histoire personnelle ou familiale, installe un niveau de base d'alerte trop élevé. Certaines personnes ont appris très tôt à surveiller les signaux de danger et leur amygdale reste, des années plus tard, en état de veille permanent.

Rappelez vous que votre système nerveux ne dysfonctionne pas réellement mais Il est plutôt en surchauffe, en permanence sur le mode survie.

Trois situations réelles pour mieux comprendre


En tant qu’hypnothérapeute à Issy-les-Moulineaux, j’accompagne régulièrement des personnes souffrant de crises d’angoisse, qu’elles surviennent dans les transports, au travail ou dans la vie quotidienne. Mes clients décrivent leurs crises d'angoisse souvent de manière abstraite et surtout en étant très dures avec elles-mêmes.


Voici trois cas issues de mes séances qui illustrent parfaitement les mécanismes de la crise d'angoisse. Peut être que vous vous reconnaîtrez peut-être dans l'un d'eux.


Camille, 34 ans — La crise d'attaque panique dans l'ascenseur


Camille est cadre dans une entreprise parisienne. Ce matin-là, elle prend l'ascenseur à son travail, comme elle le fait chaque jour depuis trois ans. Les portes se ferment. Et là, sans prévenir : son cœur s'emballe, ses mains tremblent, elle suffoque. Elle appuie frénétiquement sur le bouton d'ouverture, sort au deuxième étage et s'appuie contre le mur, convaincue d'avoir fait un malaise cardiaque.

Ce qu'elle ne sait pas encore : quelques mois plus tôt, elle avait été bloquée dans cet ascenseur avec une collègue claustrophobe pendant vingt minutes lors d'une panne. Sur le moment, elle était plus occupée à rassurer sa collègue et à lui dire que tout allait bien mais son amygdale avait enregistré : ascenseur = danger possible


Et ce matin-là, dans cet ascenseur parfaitement fonctionnel, l'association inconsciente s'est activée avant même qu'elle ait eu le temps de raisonner et de se souvenir de cet ancien épisode.


Depuis cette crise, Camille prenait les escaliers. Elle évitait les salles de réunion sans fenêtre. Elle planifiait ses déplacements pour esquiver tout espace clos et ne plus jamais revivre ces sensations atroces


Ce que ce cas illustre : Camille a préféré installer progressivement des comportements stratégiques d'évitement mais qui n'ont fait que renforcer le problème et créer un continuum

(ascenseurs puis espaces clos...)


Thomas, 28 ans — La crise dans le métro


Thomas rentre du travail un soir de décembre. Semaine chargée, conflit avec un collègue sur un projet important, peu dormi, presque rien mangé à midi.

En rentrant chez lui, il monte dans un wagon bondé à Châtelet-Les-Halles, au bout de quelques minutes, il ressent soudainement une vague de chaleur, des bourdonnements dans les oreilles, la vision qui se floute. Il est convaincu qu'il va s'évanouir. Il sort du wagon à la station suivante, s'assoit sur un banc, et attend que ça passe en cherchant à reprendre son souffle

Très cartésien, il passe les jours suivants à penser à une hypoglycémie, puis à un problème cardiaque. Il consulte son médecin, passe des examens. Tout est normal.


Mais ce que les examens ne mesurent pas : l'état de son système nerveux ce soir-là.

Fatigue accumulée, légère hypoglycémie, chaleur du wagon, stimulation sensorielle intense dans un espace confiné. Tout s'est combiné pour le faire basculer dans l'attaque de panique.

Thomas n'était pas "fragile, ni faible". Son corps avait atteint sa limite, un peu comme un disjoncteur qui saute quand le circuit est en surcharge


Ce que ce cas illustre : La crise n'est pas le problème, elle est le signal qu'il avait besoin essentiellement de repos


Sophie, 41 ans — La crise au restaurant


Sophie est au restaurant pour fêter un anniversaire entre amis. L'ambiance est bonne, elle est heureuse d'être là. Puis, entre l'entrée et le plat, sans prévenir, une vague d'angoisse l'envahit.

Son cœur s'accélère, elle hyperventile. La pièce paraît rétrécir. Elle invente une excuse pour aller aux toilettes, s'assoit par terre et pleure sans comprendre ce qui lui arrive.


"Mais je n'avais aucune raison ce soir là ! Tout allait bien !"

Ce paradoxe est pourtant très classique. Sophie sortait d'un mois de surcharge au travail et de tensions familiales non résolues. Elle avait "tenu". Ce soir là, au restaurant, représentait le premier vrai moment de détente depuis des semaines et c'est précisément ce relâchement qui a permis au corps de libérer ce qu'il comprimait depuis trop longtemps.

Comme un ressort maintenu comprimé : c'est quand on le lâche qu'il se détend d'un coup.


Ce que ce cas illustre : L'un des cas les plus déstabilisants, parce que le plus difficile à rationaliser mais pourtant son corps avait besoin de relâcher enfin cette forte pression accumulée.



Pourquoi les crises se répètent : la peur d'avoir peur


Comprendre ce mécanisme, c'est comprendre pourquoi les crises reviennent et comment on peut réellement s'en sortir.


Après une première crise, quelque chose change dans le rapport aux sensations corporelles. L'événement a été suffisamment intense pour laisser une empreinte : mon corps est capable de faire ça. Et s'installe alors une vigilance nouvelle, constante et parfois épuisante.


Le cycle fonctionne ainsi : la crise génère une peur de la revivre, cette peur installe une hypervigilance corporelle permanente, l'hypervigilance amplifie l'interprétation anxieuse des sensations normales.

Par exemple: le cœur qui bat un peu plus vite ce matin, une légère oppression après le café, un léger vertige dans le couloir et cette interprétation fait monter l'anxiété jusqu'à déclencher une nouvelle crise, ou une quasi crise, qui renforce à son tour la peur initiale.


Les spécialistes appellent ça l'anxiété anticipatoire.

C'est ce biais cognitif particulier par lequel le cerveau, cherchant à se protéger d'une menace passée, commence à trouver des preuves de danger partout y compris dans des sensations parfaitement normales. Il ne ment pas : il interprète. Mais il interprète à travers le filtre de la peur, et c'est ce filtre qu'il faut lever.


Ce qui aggrave cette spirale infernale, c'est l'évitement. On ne prend plus l'ascenseur. On évite les transports aux heures de pointe. On décline les dîners. On s'éloigne progressivement de tout ce qui pourrait "ressembler" à un contexte de crise.

Or, chaque évitement envoie au cerveau le message suivant : cette situation est bien dangereuse puisque je la fuis. Ce qui renforce la peur exactement à l'inverse de l'effet recherché.


C'est un piège logique, cohérent de l'intérieur mais qui enferme de plus en plus à long terme.


Comment calmer une crise d'angoisse rapidement


Ces techniques ne guérissent pas les crises d'attaque panique mais elles permettent de traverser l'épisode sans l'amplifier, et de reprendre une forme de contrôle sur le moment. Et rien que ca, c'est déjà une belle victoire.


La respiration d'urgence : apaiser le système nerveux

C'est la technique la plus accessible. Elle repose sur un mécanisme simple : une expiration plus longue que l'inspiration, elle active le nerf vague et stimule le système nerveux parasympathique


En pratique :

  • inspirez par le nez sur 2 secondes,

  • expirez par la bouche sur 6 secondes comme si vous souffliez sur une bougie.

  • Répétez pendant 8 cycles respiratoire


Pas besoin d'être dans un endroit calme, cela fonctionne dans un ascenseur, dans un wagon, au bureau, au restaurant ...


Veillez à ne pas reprendre beaucoup d'air à l'inspiration et de souffler doucement par la bouche

Une respiration trop ample peut aggraver l'hyperventilation et accentuer les symptômes.

Ce qui compte, c'est le rythme, pas le volume d'air.


L'ancrage sensoriel : revenir au moment présent


Le cerveau anxieux vit dans le futur (et si ça empire ?) ou dans le passé (la dernière fois, c'était comme ça que ça avait commencé…). L'ancrage consiste à le ramener dans le ici et maintenant


Voici deux astuces complémentaires:


  1. La technique 5-4-3-2-1 : nommez mentalement 5 choses que vous voyez, 4 que vous pouvez toucher et touchez les réellement, 3 sons que vous entendez, 2 odeurs que vous sentez, 1 goût (un chewing-gum à la menthe ou de l'eau)


  2. L'autre approche : appliquer un stimulus physique fort comme de l'eau très froide sur les poignets ou le visage, ou croquer quelque chose d'acide comme un citron ou un bonbon acidulé. Ces stimuli activent d'autres circuits sensoriels et interrompent la spirale mentale


Pourquoi l’hypnose est particulièrement indiquée


Une crise d’angoisse ne se décide pas. Vous ne choisissez pas de paniquer.

Les réactions se déclenchent automatiquement, en dessous du seuil de la conscience, à partir d’associations, de mémoires et de schémas enregistrés parfois depuis longtemps.


C’est ce qui rend ces crises si déroutantes : même en comprenant qu’il n’y a pas de danger, le corps continue de surréagir.

Les techniques conscientes comme la respiration ou l’ancrage sont très utiles pour apaiser l’épisode. Mais elles n’agissent pas directement à l’endroit où le mécanisme s’est installé.


Comment l’hypnose agit concrètement sur les crises d'angoisse


L’hypnose thérapeutique permet d’accéder à cet espace inconscient qui régit à la fois vos fonctions vitales, vos souvenirs, vos émotions et vos apprentissages.


Grâce à un état de conscience modifié, naturel et sécurisé, le cerveau devient plus réceptif aux suggestions positives et aux changements. Les automatismes peuvent alors être explorés, archivés et/ou transformés.


Concrètement, cet accompagnement en hypnose à Issy-les-Moulineaux permet de travailler en profondeur sur les mécanismes des crises d’angoisse et ainsi de:


  • Modifier les associations inconscientes qui déclenchent les crises (comme celle de Camille avec l’ascenseur)

  • Baisser l'intensité de la peur à un niveau adapté et confortable pour la personne

  • Ancrer de nouvelles sensations positives comme du calme, de la légèreté, de la confiance...

  • Renforcer le sentiment de sécurité intérieure


En pratique, les résultats sont souvent perceptibles entre 3 à 6 séances.

Parfois, quelques séances suffisent à enclencher un véritable changement.

Certaines personnes ressentent un premier apaisement dès la deuxième ou troisième séance, tandis que d'autres avancent de manière plus progressive.


L'objectif n'est pas de créer une dépendance au suivi, c'est de rendre la personne autonome en se testant face à une situation qu'elle redoutait autrefois.


Dès lors que la personne est en capacité de retrouver des sensations neutres ou confortables, l'accompagnement en hypnose thérapeutique est terminé.


Quand consulter un hypnothérapeute


Il n'est pas nécessaire d'attendre d'être épuisé.e ou totalement submergé.e pour décider d'agir.


Voici les signaux qui méritent qu'on fasse appel à un thérapeute spécialisé :


  • Les crises se répètent, même de façon espacée

  • Vous avez commencé à éviter certains lieux, certains transports, certaines situations sociales

  • Vous vivez avec une hypervigilance constante sur vos sensations corporelles

  • Votre vie professionnelle, sociale ou familiale commence à être impactée


Plus le travail commence tôt, moins les comportements d'évitement sont ancrés et plus il est simple de les déconstruire

Attendre que "ça passe tout seul" c'est possible. Mais pendant combien de temps encore allez vous subir ce mal être ?


Ce qu'il faut retenir


Les crises d'angoisse ne sont ni une fatalité, ni un mystère, ni le signe que la situation est irréversible

Elles sont un mécanisme appris souvent pour de bonnes raisons, à un moment donné, dans un contexte qui le justifiait. Un système nerveux qui a appris à déclencher l'alarme trop vite, trop fort.

Et ce qui a été appris peut être désappris.

C'est aussi décider que vous méritez de ne plus vivre dans la peur de la prochaine crise.


Si vous recherchez une solution pour calmer une crise d’angoisse rapidement ou un accompagnement pour sortir durablement des attaques de panique, il est possible de travailler en profondeur avec un hypnothérapeute à Issy-les-Moulineaux.


Pour rappel: cet article est rédigé à titre informatif et pédagogique. Il ne se substitue ni à un avis médical ni à une prise en charge médicale. En cas de doute sur votre état de santé, consultez un professionnel de santé

Vous pouvez vous aussi vous libérer des crises d’angoisse


Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes, sachez qu’il est possible de sortir durablement des crises d’angoisse.

Vous n’êtes pas condamné(e) à vivre avec cette peur indéfiniment

En tant qu’hypnothérapeute à Issy-les-Moulineaux, j’accompagne des personnes qui souhaitent :


  • ne plus vivre dans l’anticipation

  • retrouver un apaisement durable

  • reprendre confiance en eux et en leur corps


Le plus difficile est souvent de faire le premier pas. Si vous sentez que c’est le bon moment pour vous, je vous reçois dans mon cabinet situé à Issy-les-Moulineaux, à 5 minutes de la Porte de Versailles, accessible depuis Paris 15, Vanves, Malakoff et Boulogne-Billancourt.

Les séances en visioconférence sont également disponibles partout en France.







FAQ Crises d'angoisse


Crise d’angoisse ou crise cardiaque : comment faire la différence ?

La confusion entre les deux est très fréquente, car les symptômes peuvent se ressembler : palpitations, douleur thoracique, essoufflement, sensation de mort imminente.


Lors d'une crise d'angoisse, les symptômes apparaissent brutalement, atteignent un pic en quelques minutes, puis diminuent progressivement.

La douleur thoracique est souvent liée à la tension musculaire : elle peut être impressionnante, mais elle ne suit pas le trajet typique d’une douleur cardiaque vers le bras gauche, la mâchoire ou le dos.

Elle s’accompagne souvent d’une peur intense (peur de mourir, de perdre le contrôle ou de devenir fou). Les crises peuvent survenir dans des périodes de stress mais aussi sans raison apparente.


En revanche, une crise cardiaque provoque généralement une douleur intense et diffuse, qui peut irradier dans le bras gauche, l’épaule ou la mâchoire.

Elle persiste dans le temps et peut s’accompagner de sueurs froides, de nausées ou d’un malaise général.

La règle d’or : en cas de doute, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Mieux vaut écarter une urgence cardiaque que passer à côté d’un problème sérieux

Crise d’angoisse sans raison : est-ce normal ?

Oui et c’est même l’une des expériences les plus déstabilisantes : une crise qui surgit de nulle part, sans déclencheur apparent, parfois au repos ou même pendant le sommeil.


En réalité, ces crises ont souvent une explication mais elle n’est pas toujours consciente.

Le système nerveux peut rester en état d’alerte à cause d’un stress accumulé, d’une fatigue importante, d’un traumatisme ou de tensions internes passées inaperçues.


Autrement dit, le corps peut réagir avant même que l’on comprenne ce qui se passe.

Ces crises “spontanées” sont fréquentes dans le trouble panique (un trouble anxieux caractérisé par des attaques de panique répétées).

Elles peuvent devenir très invalidantes, notamment à cause de l’anxiété anticipatoire, cette “peur d’avoir peur” qui entretient le cercle vicieux.

C’est précisément ce mécanisme que ciblent des approches comme notamment l’hypnose ou les TCC (thérapies comportementales et cognitives)

Peut-on faire une crise d’angoisse au travail ?

Absolument et c’est bien plus fréquent qu’on ne le pense.

Le travail peut réunir plusieurs facteurs de stress : pression de performance, tensions avec des collègues, surcharge mentale, manque de contrôle ou environnement bruyant (comme les open spaces).

Une crise peut survenir lors d’une présentation, d’un entretien mais aussi sans raison apparente, en plein milieu de la journée.

Au travail, les symptômes passent parfois inaperçus ou sont masqués.

Cela peut se traduire par des mains qui tremblent, une sensation de chaleur, des difficultés à respirer, une impression d’irréalité ou un besoin urgent de s’échapper.


Que faire sur le moment ?

  • S’isoler quelques minutes dans un endroit calme (toilettes, extérieur, salle vide)

  • Ralentir sa respiration (inspirer 2 secondes, expirer 6 secondes)

  • Se reconnecter au corps (sentir ses pieds au sol, toucher un objet, observer son environnement)

  • Si besoin exprimez ce malaise à un de vos collègues pour vous sentir plus en sécurité


À plus long terme, identifier les situations déclenchantes et travailler sur son anxiété de fond permet de réduire durablement les crises

Crise d’angoisse dans les transports : que faire ?

Les transports (métro, train, avion, voiture) sont des environnements particulièrement propices aux crises d’angoisse.

Le sentiment d’être enfermé, l’impossibilité de “s’échapper”, le bruit ou la promiscuité peuvent rapidement faire monter la tension.

Avec le temps, cette peur peut même s’installer durablement et s’apparenter à une forme d’agoraphobie (la peur de ne pas pouvoir quitter une situation en cas de malaise).


Que faire sur le moment ?

  • Rester sur place si c’est possible : même si c’est inconfortable, cela évite de renforcer le réflexe de fuite, qui entretient l’angoisse à long terme. Mais si vous devez sortir, ce n’est pas un échec et c'est ok

  • Ralentir la respiration : privilégier une expiration lente et prolongée pour calmer le système nerveux

  • S’ancrer dans le présent : par exemple, identifier 5 choses que vous voyez, 4 que vous entendez, 3 que vous touchez

  • Se rassurer intérieurement : se rappeler que la crise est impressionnante mais sans danger, et qu’elle va passer


À plus long terme, une exposition progressive (recommencer petit à petit à prendre les transports) combinée à des approches comme l’hypnose ou les TCC donne de très bons résultats.

L’hypnose est-elle efficace pour les crises d’angoisse ?

Oui, l’hypnose peut être une approche intéressante pour soulager les crises d’angoisse et le trouble panique.

Elle agit à plusieurs niveaux. D’abord, elle permet de désactiver les automatismes et les déclencheurs internes qui entretiennent l’anxiété.

Là où certaines approches passent par la réflexion, l’hypnose agit davantage par l’expérience et les ressentis.

L'’état hypnotique lui-même favorise une détente profonde, qui aide le corps à retrouver progressivement un état de calme et de sécurité et permet de suggérer à l'inconscient d'autres états internes plus adaptés et confortables pour la personne


L’efficacité dépend toutefois de l'histoire de la personne, de la régularité et du praticien.

Elle est souvent encore plus bénéfique lorsqu’elle est combinée avec des techniques de régulation du système nerveux comme la cohérence cardiaque

Combien de séances d’hypnose pour les crises d’angoisse ?

Il n'existe pas de chiffre universel, car chaque situation est unique. Cela dit, voici ce que j'observe en pratique au cabinet:


Pour des crises récentes et peu ancrées, 3 à 6 séances suffisent souvent pour observer une réduction significative de la fréquence et de l'intensité.

Pour des crises installées depuis plusieurs années, associées à de l'anxiété généralisée ou à des traumatismes, 8 à 15 séances sont parfois nécessaires pour un travail en profondeur.


La première séance est généralement consacrée à l'exploration de l'histoire de la personne, à la psychoéducation (comprendre ce qui se passe dans le corps) et à une première expérience de l'état hypnotique.

Peut-on guérir définitivement des crises d’angoisse ?

Oui, et c’est important de le dire clairement, car beaucoup de personnes ont l’impression d’être “condamnées” à vivre avec. Les crises d’angoisse ne sont pas une fatalité.


Une amélioration durable, voire une disparition des crises, est tout à fait possible avec un accompagnement adapté. Ce qui change profondément, c’est le rapport au symptôme : on cesse de le craindre, on comprend mieux ce qui le déclenche et l’entretient, et il perd progressivement son pouvoir.


La “guérison” ne signifie pas l’absence totale d’anxiété, qui reste une émotion normale et utile. Elle signifie plutôt que les crises disparaissent ou deviennent très rares, que vous avez des outils pour y faire face si elles surviennent, et surtout que vous ne vivez plus dans la peur d’en faire une.

On ne cherche plus à lutter contre l’angoisse, mais plutôt à l’apprivoiser et à la réguler.


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